La pollution de l’habitat

 

 

 

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Homenova vous aide à réduire la pollution intérieure

D’où provient la pollution de l’habitat?

Peu de gens sont conscient de la pollution de l’habitat. Les matériaux utilisés pour la construction, rénovation, décoration de nos logements contiennent de nombreux polluants sources d’allergies et maladies. Comment savoir ceux qui polluent et ceux qui ne polluent pas ?

Parquets, isolants, tapisseries, peintures… : les matériaux de construction et produits de décoration seront bientôt labellisés. Les produits dits « faiblement émissifs » en polluants pourraient ainsi bénéficier d’un étiquetage spécifique. Objectif : améliorer la qualité de l’air dans nos logements. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (Afsset) a retenu 165 composés « susceptibles d’être émis par les produits de construction et de décoration et d’entraîner des effets sur la santé ». Elle rappelle aussi qu’en 2006, un logement français sur quatre était fortement pollué. Un tel dispositif permettrait de changer la donne. L’Allemagne, la Suède et le Japon disposent déjà d’un tel étiquetage et son efficacité est prouvée : au Japon, ce changement a permis en 5 ans de réduire de 30% à seulement 1% le nombre de logements pollués ! Comment dépolluer nos logements ?

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Quels sont les polluants provoquant la pollution de l’habitat ?

La pollution de l’habitat est le fait de certains polluants contenus dans les produits que nous mettons en oeuvre. Formaldéhyde, xylène, benzène, toluène, etc… sont des composés chimiques qui polluent votre habitation à longueur d’années, sans que vous puissiez vous en rendre compte. On les trouve en effet dans les peintures, les détergents, les cosmétiques et certains produits d’entretien. Il existe dans l’air des substances qui, à des concentrations élevées, peuvent provoquer des effets nocifs pour la santé humaine (Figure 1 ) ou l’environnement. Ceci dépend, notamment, de la dose, de la durée d’exposition ou du confinement. Le formaldéhyde est un composé organique volatil (COV) émis à de faibles concentrations par de nombreux produits d’usage courant: mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, produits ménagers, désodorisants d’intérieur, certains bois agglomérés et contre-plaqués. Il est également utilisé dans certains cosmétiques et textiles. Les concentrations dans l’air des aldéhydes et du formaldéhyde en particulier ont été mesurées aux domiciles de particuliers. Dans près de 10 % des logements étudiés, le taux de formaldéhyde était supérieur à 50 µg m-3

La pollution de l’habitat est un phénomène à prendre très au sérieux. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 100 µg m-3 pendant 30 minutes correspondant à une exposition aiguë, la valeur recommandée d’exposition au formaldéhyde, pour l’homme, en environnement intérieur. Suite aux résultats obtenus par l’équipe de Physico-chimie de l’atmosphère du CGS en collaboration avec le département de Pneumologie des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, les chercheurs de ces deux équipes proposent une nouvelle valeur guide située entre 50 et 60 µg m-3 pour une exposition chronique. En effet, lorsqu’une population soufrant d’asthme reste au domicile, elle est exposée à des concentrations faibles de formaldéhyde de façon régulière pendant des heures et pas uniquement de façon ponctuelle sur une durée de 30 minutes. Cette étude a été réalisée dans le Bas-Rhin avec une population d’asthmatiques allergiques, non-fumeurs et non exposés professionnellement au formaldéhyde en comparaison avec une population témoin.

Que faire face à la pollution de l’habitat?

Une rénovation écologique pour dépolluer

Notre santé n’a pas de prix, n’hésitez pas à réaliser une rénovation écologique basée sur des produits sains (peintures bio, matériaux naturels (bois,..),…).

Les conseils pratiques

Pour éviter ou réduire la pollution de l’habitat, pour une maison plus saine, voici donc quelques conseils bien pratiques.

  • Acariens. Pour vous débarrasser de ces bestioles microscopiques, rien de tel que l’aération. Les acariens ont en effet besoin de l’humidité ambiante et se nourrissent des squames de la peau. En ouvrant en grand chaque jour (y compris en hiver), vous les éliminerez. Cinq à quinze minutes suffisent.
  • Moisissures. Le fait d’aérer limitera aussi la prolifération des moisissures. Si elles persistent, nettoyez régulièrement les surfaces contaminées avec de l’eau de Javel. Naturellement, portez un masque. En revanche, si la surface moisie dépasse plus de 3 m2, « faites appel à une société spécialisée », recommandent dans la Revue française d’allergologie deux experts de la question, Olivier Massot (Correns) et Martine Ott (Strasbourg).
  • Des travaux ? Fuyez le formaldéhyde et les COV. – Sur le sol : « Le carrelage est le revêtement le plus inerte chimiquement » poursuivent ces spécialistes. Les autres surfaces, en revanche, peuvent libérer du formaldéhyde soit lors de la pose soit lors de la vitrification. Dans tous les cas, préférez les colles et vernis sans solvants. Et si vous optez pour un parquet stratifié, privilégiez-en ceux classés E1, et dont l’étiquetage « informe sur les émanations de formaldéhyde ». – Peintures murales : Choisissez la peinture affichant la plus faible teneur en COV. Depuis le 1er janvier 2007, les fabricants ont l’obligation de l’indiquer sur leurs produits. Préférez les peintures minérales et celles arborant l’écolabel Ange bleu. Une fois encore, préférez les produits dépourvus de solvant. Et dans tous les cas, aérez très largement lors des travaux et les jours suivants.

plante L’utilisation de matériaux peu polluant est une première réponse à ce problème

En France, et à l’étranger des travaux scientifiques très sérieux démontrent la capacité des plantes d’intérieur de dépolluer nos intérieurs, notamment dans le cadre du projet Phytair, en collaboration avec le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) et la Faculté de pharmacie de Lille, notamment sur la capacité du chlorophytum à réduire la présence de toluène dans l’air dans un environnement clos. En 1973, pendant la mission du Skylab III, la Nasa a identifié 107 produits composés organiques volatils à l’intérieur du vaisseau spatial. Les scientifiques américains se sont ainsi rendu compte que la pollution de l’air intérieur, dans n’importe quel espace fermé, pouvait présenter des problèmes relatifs à la santé. Ils ont alors placé des plantes d’intérieur dans des espaces nouvellement construits et meublés. Les résultats ont prouvé que la majeure partie des composés organiques volatils indésirables avait pu être enlevée. Bien sûr, la Nasa poursuit ses travaux allant dans ce sens.

En fait, les végétaux concernés utilisent une bio-épuration reposant sur un échange gazeux. Les polluants de l’air se trouvent absorbés par les feuilles. Ultérieurement, des micro-organismes présents dans les racines convertissent les polluants indésirables en produits organiques. Les plantes émettent alors de la vapeur d’eau par un processus de transpiration, en améliorant le taux d’humidité et d’oxygène. Ce mécanisme semble pouvoir éliminer jusqu’à 96 % des toxines indésirables en 24 heures ! 2 à 3 plantes pourraient ainsi suffire à assainir l’air d’une pièce nouvellement repeinte en évitant 30 % de rhumes, toux et maux de gorge.